Haïti, de la perle au boulet des Antilles
LES RELATIONS ECONOMIQUES EXTERIEURES DE LA REPUBLIQUE D'HAITI
Historiquement appartenue aux
Français après les Espagnols pendant la majeure partie de sa colonisation, sa
langue officielle est restée de cette période. Elle est alors la colonie la
plus riche de l’empire français pour les denrées agricoles exotiques qu’elle
produit, surtout le café, d’où son surnom de Perle des Antilles. Ce passé
colonial lui vaut également la grande partie de sa population qui est noire africaine ou métisse car issue du commerce triangulaire. Elle prend son
indépendance de sa métropole en 1804 (reconnue en 1825 seulement) faisant
d’elle la première république noire au monde.
Malgré sa très petite taille de
27 750 km², aujourd’hui la République haïtienne possède une large
population de 10 millions d’habitants, faisant d’elle l’un des pays les plus
densément peuplé au monde avec environ 400 hab/km² en 2018. Mais elle est aussi
l’un des pays les plus pauvre du monde et bien plus pauvre que ses voisins
proches avec un PIB nominal de 10 milliards de dollar (20 milliards environ en
parité de pouvoir d’achat) et un PIB par habitant (PPA) de 1810 $ / hab la
plaçant 177e sur 192 pays selon le FMI. Cela en fait donc un pays
très peu développé : 0,498 d’IDH, au fort taux de chômage dont les
estimations ont cependant une forte incertitude (entre 40 et 60%) à cause de la
largeur de l’économie informelle, et à la part de la population sous le seuil
de pauvreté (60%) et d’extrême pauvreté (25%) très important.
Il sera important de préciser
également que le pays est tout de même intégré à différentes organisations
économiques internationales : OMC depuis 1996 donc assez récemment, et
régionale : Communauté Caribéenne (CC) et Association des Etats de la
Caraïbe (AEC).
Nous nous demanderons ici
quelle est la place d’Haïti dans les relations économiques internationales pour
ensuite nous intéresser à la question des facteurs politique, entre autres,
déterminants de cette situation.
I - Une place très à la
marge de l’économie mondiale et du continent américain
Si Haïti a été le centre économique des Antilles pendant la période coloniale, et donc le centre des échanges à cette époque, elle est devenue progressivement périphérique au sein des relations économiques internationales.
http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMImportExportPays?codePays=HTI
A - Un pays riche en ressource mais historiquement exploité par l’extérieur.
L’île d’Hispaniola, autrefois
Saint-Domingue, a d’abord été colonisée par les espagnols, apportant sur ces
terres fertiles et riches en végétation du bétail ainsi que la culture
intensive de canne à sucre, café ou tabac et une exploitation minière marginale
d’ambre. La place d’Haïti, qui n’est alors séparée de la République Dominicaine
qu’administrativement, dans l’économie mondiale, est celle d’une colonie
spécialisée dans l’export de produits exotiques, encore que, les espagnols se
concentrent plus sur le développement de la partie orientale de l’île donc
délaissant plus la future Haïti. La terre est la principale richesse mise en
valeur au service des européens. La France acquiert ensuite l’île au cours du
XVIIe siècle après un abandon des espagnols. Haïti se spécialise
alors encore plus au cours de la présence française dans l’exploitation du sucre
et du café, cette dernière représentant seule jusqu’à 25% des terres, moyennant
un début de déforestation extensive et l’apport en grande quantité d’esclaves
du continent africain. Le pays au cœur de l’un des sommets du triangle
commerciale entre Afrique, Amérique et Europe se voit surnommé la Perle des
Antilles pour la manne qu’il apporte à la France plus que tout autre colonie.
La grande population d’esclave alors
importée se révolte avec succès au début du XIXe siècle pour former
la première république en son genre. Après l’échec français pour reprendre la
colonie l’indépendance sera actée au prix fort de 150 millions de francs-or
pour le nouveau pays. Les relations économiques extérieures du pays ne se
voient alors pas foncièrement changées par l’indépendance et la fin de
l’esclavage puisqu’elle continuera d’envoyer ses ressources vers l’Europe. La
dette et les différents montages financiers qui en découlent ne seront en totalité
remboursés qu’en 1952 soit 127 ans plus tard.
Cette dette survient, de plus, à un
moment où les cours du café s’effondrent privant le pays de revenus et
l’incitant à déforester davantage pour, à la fois, accroitre la production
agricole et surtout exporter le bois.
Par la suite Haïti verra alors son économie et ses relations muter, mais foncièrement elle restera marginale dans les relations mondiales, exploiter autant qu’aider de manière opportuniste à des moments spectaculaires.
B - Un pays de la périphérie des Etats-Unis
Le pays fait partie de la périphérie
géographique proche des Etats-Unis et donc de sa périphérie d’influence
économico-politique, réseau d’Etats pauvres sous sa domination pour servir ses
intérêts économiques. Ainsi ne serait-ce que dans l’entre-deux-guerres, le
président américain W. Wilson fait occuper militairement le pays dans sa
politique quasi coloniale en Amérique latine pour défendre les intérêts de ses
grandes entreprises, agricoles notamment (dont l’exemple le plus flagrant est
celui de la United Fruit Company’s). Lors de la seconde guerre mondiale l’île
servira grandement à l’exploitation d’arbre à caoutchouc pour l’armée
américaine.
Même si elle reste exploitée et dominée
par un genre de nouvelle métropole, l’économie extérieure haïtienne passe de spécialisée
dans l’agriculture à une économie de service internationale dans les années
1950 à 1970 où elle devient la première destination touristique des Caraïbes,
surtout pour des américains qui ne trouvent plus en la Cuba communiste sous
embargo leur meilleur lieu de villégiature. Port-au-Prince, la capitale du
pays, y trouvera ainsi un second souffle. C’est également dans cette période
des trente-glorieuses où l’exploitation du pétrole explose qu’Haïti profitera
de cette énergie alors peu chère venu notamment des Etats-Unis.
Mais la manne touristique s’essouffle
finalement assez vite pour qu’Haïti connaisse de nouveau des problèmes
économiques.
Au cours des années 1980 et 1990 et
jusqu’à nos jours de façon consolidé Haïti a encore vu sa structure économique
tournée vers l’extérieure changer, tout en restant cependant dans le schéma de
la périphérie soumise des Etats-Unis. En effet, si des efforts politiques
nationaux ont été porté pour industrialiser un tant soit peu le pays, il
devient en fait plus lieu de sous-traitance manufacturière américaine
qu’autonome industriellement. Sa main d’œuvre nombreuse, plus que celle de
n’importe quel pays des caraïbes et peu chère, du fait de la pauvreté extrême,
en fait un lieu parfait pour des tâches d’assemblages d’usines américaines par
exemple. Ainsi, a priori étonnement mais a posteriori cohérent, la balance
commerciale haïtienne est composée en majeure partie, non pas de biens
agricoles, mais de produits manufacturés de faible valeur ajouté à la fois à
l’export et à l’import de biens et en immense majorité tourné vers les
Etats-Unis.
Brosser ce constat quelque peu sombre des relations économiques extérieures de ce petit pays des Caraïbes nous amène à nous intéresser aux déterminants de cette situation.
II - Des facteurs contraignants puissants
Cette place marginale d’Haïti,
à la périphérie de grandes puissances, provient de différents facteurs
conjoncturels ou structurels liés à ses relations économiques internationales.
A - Des facteurs conjoncturels
Le pays connait différent facteurs
que nous pourrions qualifier de conjoncturels de par leur nature passagère ou
possiblement temporaire.
Tout d’abord la république haïtienne
est l’une des plus dépendante au pétrole parmi les pays des Caraïbes. Son
électricité provient en effet à près de 100% du seul or noir qui représente
environ 10% de ses importations de biens en 2015. Même si le pays est peu
électrifié, les transports, utilisant forcément du pétrole, sont indispensables
à toute économie ; et ces près de 400 millions de dollar d’importations du
précieux liquide - sans plus aucune exportation de quelques produits minier que
ce soit - pèsent nécessairement en partie sur la balance commerciale et l’économie
du pays lorsque la production pétrolière mondiale se contracte. Mais finalement,
on le voit à la variation du PIB en dollar courant, la croissance du pays est
peu impactée par les variations pétrolières. Et c’est en fait en ces faibles
quantités de pétrole que le pays peut importer que l’on trouve un facteur
déterminant de la faiblesse de la croissance du développement, car la ressource
en est absolument indispensable. Etant en déficit commercial chronique, et
n’ayant pas de ressources fossiles propres, si Haïti n’a pas de moyens
d’exporter suffisamment de richesses, elle ne pourra pas importer toute seule
suffisamment de pétrole pour son développement (y compris le développement
d’autres énergies électriques (mais qui ne résolvent toujours pas le problème
des transports cependant)).
Haïti est insulaire et tropicale,
c’est un de ses avantage et une de ses faiblesse en même temps. En effet cela
lui permet les cultures exotiques et l’attirance de touristes mais lui amène
également des ouragans assez fréquent en plus d’être située sur des frontières
tectoniques qui peuvent engendrer des séismes. Ainsi le pays paye les dégâts
d’ouragans violent comme « Matthew » en 2016 ou un autre en 2017
amenant des coûts estimés en milliards en plus de décès, et connait un séisme
en 2010 de très forte ampleur coûtant pour, des estimations, jusqu’à 120% du
PIB national. Ces catastrophes, en particulier la dernière, amènent certes des
fonds d’aides internationaux qui atténuent la dégradation mais, d’abord, d’une
manière plus opportuniste que pérenne et, ensuite, ces fonds n’empêchent pas à
Haïti de connaitre de grosses difficultés pour une économie déjà fragile,
d’autant plus que c’est l’aide de l’ONU elle-même qui apporte, pour se rajouter
à cela, une épidémie de choléra. Haïti est également un pays très vulnérable au
changement climatique qui expose 90% de la population à des risques. Enfin le
PNUD estime la perte dû à ces facteurs naturels à 2% de PIB par an entre 1975
et 2012.
Haïti connait également un isolement
originel par le fait qu’elle devient la première république d’esclaves noirs
affranchis au milieu d’une Amérique profondément esclavagiste. Cet isolement se
traduit politiquement, diplomatiquement mais aussi économiquement, son commerce
extérieur en sera impacté négativement alors même qu’elle en dépend fortement
et d’autant plus à l’époque de son indépendance où elle n’est encore qu’une
économie agricole spécialisée dans l’exportation.
Enfin, nous pouvons souligner
l’instabilité politique périodique qui touche le pays et sa place dans le
monde. Dès son indépendance le pays se créer en république démocratique mais
cela n’empêchera pas des prises de pouvoirs par la force, dont la plus
emblématique est celle de François Duvalier dit Papa Doc en 1957, qui créera un
certain froid diplomatique avec les Etats-Unis desquels il souhaite plus
d’indépendance. Il amènera son fils, dit Baby Doc, au pouvoir, de nouveau sans
élection. Pour certain vu comme un moment de relativement longue stabilité, la
période de pouvoir des Duvaliers repose cependant sur la force armée et
n’endigue donc pas ce qui est presque devenu une habitude dans l’ancienne
Saint-Domingue : le dernier renversement militaire du pouvoir ayant eu
lieu en 1991. Les renversements de pouvoir ne sont même pas les seuls facteurs
politiques, l’Etat haïtien est réputé pour sa corruption importante, ainsi une
aide financière du Venezuela a pu finir en grande partie détournée. A cela
s’ajoute de nombreux et fréquents mouvements de contestations populaires et
parfois violents ajoutant au désordre. Cette situation politique est un facteur
à la fois découlant de la situation difficile du pays et y participant dans un
cercle vicieux certain.
Mais au-delà de ces facteurs déjà prégnants s’ajoutent des déterminants structurels à la place marginale d’Haïti dans l’économie mondiale.
B - Des facteurs structurels
Les facteurs structurels sont
d’autant plus graves pour le pays qu’ils sont durables car découlant de
problématiques structurelles donc solides.
Haïti est tout d’abord un pays soumis
à des puissances extérieures comme nous l’avions vu plus avant. C’est tout à la
fois une cause solidement ancrée de marginalisation économique mais du coup
également une conséquence. Autrement dit la marginalisation économique
participe de la marginalisation économique. Il faut donc revenir à la source
première de marginalisation qui est véritablement la dette contractée envers
l’ex métropole française lors de l’indépendance alors que le pays avait été
saigné par la guerre. Ainsi Haïti malgré sa liberté durement acquise sera en
permanence en situation de danger vis-à-vis de la France qui menacera de
répression si la dette n’est pas payée, obligeant l’Etat à investir dans les
infrastructures militaires au détriment d’un développement à long terme (notamment
dans les infrastructures de transports), et le pays restera une colonie sous
une forme différente, rapportant toujours gros à la France mais rien à son
peuple. Après une soumission à la France les Etats-Unis feront des Caraïbes et
de l’Amérique latine leur près carré, endiguant encore le développement
d’Haïti, au départ de manière directe par l’intervention militaire, puis de
manière plus indirecte par la présence d’entreprises notamment financières
américaines dans l’Etat haïtien et son économie, la rendant simple
sous-traitante bon marché de l’Oncle Sam. L’on peut voir également dans l’aide
au développement massive une forme de nouvelle dépendance envers des pouvoirs
extérieurs, cette aide est en effet plus conjoncturelle que structurelle :
le séisme de 2010 entraine une levée de fond internationale impressionnante,
mais bien trop tard, il vaut en effet mieux prévenir que guérir : Haïti
n’aurait pas eu tant de difficulté à se relever si elle n’était pas un pays
sous développé (le Japon connait des risques naturels important avec beaucoup
moins d’impacts négatifs par exemple). L’aide au développement peut alors être
vu, dans cette optique, comme un simple pansement pour éviter la mort d’un
ouvrier au service de pays riches.
Avec une population aussi importante
sur une si petite superficie et pourtant une agriculture principalement
vivrière, peu productrice car utilisant peu d’intrants et de technologie (du
fait du sous-développement de base) et familiale et non industrielle, Haïti
avait beau être d’une grande richesse agricole au départ, elle est devenu
importatrice de denrées alimentaires au point dangereux de 22% de ses
importations (752 millions de dollars) alors que ses exportations agricoles ne
sont que de 5% de ses exportations totales (45 millions de dollars). Ainsi le
pays est en dépendance alimentaire ce qui le rend très vulnérable à une
inflation importée. Or l’inflation est forte depuis 2010 notamment à cause de
l’existence d’un change flottant alors même que le pays est faible et très
dépendant du dollar pour son commerce. Le taux de change étant chroniquement en
baisse, la gourde ne gagne jamais de valeur par rapport à la devise de son
principal partenaire commercial. Le change flottant pour ce pays pauvre
n’améliore pas le danger qui pèse sur l’alimentation, et malgré des
importations plus chère la balance commerciale ne remonte pas, baissant même
perpétuellement, ce qui montre l’impossibilité dangereuse du pays à répondre à
ses besoins et cloisonnant sa population dans la pauvreté. Ce facteur structurel
montre la difficulté immense dans laquelle est l’économie haïtienne y compris
par rapport à l’extérieur, situation qui entraine un autre phénomène important
de l’économie du pays : l’importance d’une diaspora haïtienne surtout aux
Etats-Unis, permise par la forte population, permettant d’amener des devises
dans le pays (permettant l’importation en partie), et montrant encore
l’influence hégémonique de l’économie américaine sur la petite Haïti.
Enfin, s’ajoute à ces causes
profondes une déforestation en tout temps accrue qui coûte aujourd’hui chère à
Haïti, notamment et surtout dans le phénomène d’insécurité alimentaire vu plus
haut. Cette déforestation entraine en effet une bien plus grande vulnérabilité
de l’agriculture aux intempéries et un appauvrissement des sols tout deux
fatals aux rendements. Les colons ont été les premiers à déforester pour
l’agriculture principalement, puis la dette envers la France a accentué le
phénomène en incitant les chefs du pays à exporter du bois sans dépenser pour
reforester. D’autant plus qu’en l’absence de ressources fossiles, la population
en forte croissance a trouvé sa plus grande source d’énergie dans la biomasse,
c’est-à-dire en brûlant du bois pour l’usage domestique, bois qui représente de
loin la principale source d’énergie des haïtiens : 731 Mtep (millions de
tonnes équivalent pétrole) en 1973, 1305 en 1990 (comparé au pétrole qui
ne représente que 343,8 Mt la même année). Ce drame diminue certes les
rendements agricoles mais augmente en plus la vulnérabilité du pays aux
catastrophes naturelles (ouragans surtout) fréquent comme nous l’avons vu dans
les causes conjoncturelles. Le politique haïtien ne fait pas grande chose pour
changer cet état de fait pourtant cause d’immenses problèmes économiques de
long terme dans son pays. Mais, au demeurant, en a-t-il les moyens, à part par
l’importation de plus de pétrole qui rendrait l’économie encore plus dépendante
de l’extérieure, car l’investissement dans d’autres énergies comme
l’hydraulique qui demandent beaucoup de capitaux n’est pas à la portée de
caisses vides. Haïti serait alors fatalement dépendante d’un appel d’aide
financière extérieure mais seulement provisoire (et non durable mais
s’attachant à des problèmes simplement conjoncturels comme elle est donnée
actuellement), mais devrait également travailler sur elle-même en assainissant
ses institutions étatiques afin d’assurer l’efficacité de cette aide.
Si
Haïti connait des difficultés parfois de nature indépendante de la société mais
bien naturelles, elle est également victime de nombreux facteurs économiques
externes ou de politique interne désastreuses, de manière structurelle tout
autant que conjoncturelle.
Haïti connait une situation de
pauvreté et de présence à la périphérie de l’économie internationale, en cercle
vicieux car cette situation marginale l’enferme encore dans la difficulté, même
si à la base elle provient de facteurs nombreux externes ou internes, naturels
ou politiques. Ses handicapes paraissant insurmontables pourraient être
outrepassés par un changement drastique dans l’aide accordée à l’un des pays
les plus pauvre du monde, en les recentrant vers des objectifs structurels et
durables (notamment énergétique), ce qui ne dédouane pas pour autant le
gouvernement haïtien qui se doit d’assurer l’efficacité de cette aide apportée,
pour ensuite mettre en place des politiques adaptées.
C’est seulement par là que
potentiellement 10 millions d’haïtiens pourraient sortir d’une pauvreté
extrême, et ainsi contribuer honorablement au monde plus que de rester les
nouveaux esclaves d’intérêts économiques égoïstes.
Bibliographie
-
Sites internet pour les données :
http://www.bme.gouv.ht/energie/diagnost.html#conclus
http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMImportExportPays?codePays=HTI
https://www.banquemondiale.org/fr/country/haiti/overview
https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_PIB_(PPA)
-
Articles scientifiques :
https://journals.openedition.org/etudescaribeennes/6777
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0301421516300684
-
Articles de presse :
https://www.liberation.fr/planete/2010/03/25/haitila-dette-originelle_617159

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